Neverending Story

Fench Metal

Si vous n’avez qu’une découverte musicale à faire en 2012 c’est celle-ci

Lands Of Past. Un groupe de dark metal à tendance symphonique et comble du bonheur Français ! Cocorico ! Après un premier album "Call Of The Depths" en 2007 les Frenchies reviennent avec un opus autoproduit "Neverending Story". Un album résolument plus metal, nettement plus travaillé dans lequel le chant lyrique a été quasiment abandonné. Exit également les voix masculines au profit de deux voix féminines absolument magnifiques. Le groupe nous gratifie cette fois de 10 titres dont 3 instrumentaux qui ne gâchent en rien l’écoute. Après une intro purement musicale qui nous plonge dans l’univers heroic / fantasy de "Lands Of Past" (dont le clip est disponible sur le site du groupe) nous voici en plein roman peuplé de chevaliers, de licornes et d’elfes. Et c’est bien d’elfes dont il est question dans la chanson "An Elfik Man", une ballade accompagnée de violons, omniprésents dans l’album, dans laquelle la voix de Ilinca Kiss monte en puissance au fur et à mesure de l’avancée du titre. Et que dire de "Lost My Mind", le second morceau de cet opus ? Très rythmé avec une pointe de chant lyrique, une gratte aux riffs plus qu’accrocheurs qui ne donnent qu’une envie : se le passer en boucle. Puis vient "Dependance" ou le mariage parfait de la guitare et du violon. Le groupe a également relevé le défi de nous proposer deux ballades dans la plus pure tradition metal avec "Runaway" et "Light Under Me", toutes deux sublimes avec une batterie très prononcée et pour la première un solo de gratte ultra émouvant qui nous ferait presque verser une larme. L’album se finit en apothéose avec "Musical Box" qui montre toute l’étendue du talent de ce groupe à ne surtout pas perdre de vue. Au final "Neverending Story" est l’album que tout fan de dark doit avoir dans sa CDthèque et une merveilleuse façon pour les autres de découvrir ce genre et ce groupe. Lands Of Past, ça ne fait aucun doute, ont de très beaux jours devant eux. L’histoire sans fin ne fait que commencer…

 

Les Autres Mondes

Fondé en 2000 par des amoureux du Metal et de la Musique Classique, le groupe Lands Of Past, après avoir subi quelques changements au niveau du line-up et connu un label qui a mis la clé sous la porte, a eu la motivation et la détermination de poursuivre l'aventure. Leur travail acharné a fini par porter ses fruits, et voici qu'aujourd'hui sort "Neverending story", le deuxième album du combo.

 

Lands Of Past vous invite à un remonter le temps, à voyager dans un monde imaginaire peuplé de créatures fabuleuses, de lieux féériques et d'aventures chevaleresques. Voici l'album tel qu'il m'a été présenté. Je ne vous cacherai pas que je m'attendais à tomber sur un énième ersatz de Metal Heroic-Fantasy à la sauce de Rhapsody Of Fire. Et bien figurez-vous qu'il n'en est rien.

 

Lands Of Past propose un Dark Metal Symphonique, sombre et très mélodieux. "Dark Spell", l'introduction, plante directement le décor. Les orchestrations, allant crescendo, évoquent un monde plongé dans les ténèbres et le chaos, pour inévitablement nous emmener vers "Lost my mind", la première chanson. Les guitares geignent, et rapidement, la voix d'Ilinca se fait entendre. Une voix claire, lumineuse, comme une lueur parmi l'obscurité inspirée par la musique. La basse est claquante, très prononcée. Les accompagnements symphoniques et les arrangements orchestraux sont très nombreux, et le résultat est à la hauteur des espérances. Rien à voir donc avec le Hollywood Power Metal des groupes à la Rhapsody, il faut plutôt considérer Lands Of Past comme mettant en avant les émotions et les sentiments, et se rapprochant de quelque chose entre Within Temptation et Edenbridge.

 

"Night of death", débutant par quelques guitares acoustiques, permet de bien mettre en avant la voix d'Ilinca et la qualité de son chant. Ses lignes vocales sont maitrisées, que ce soit en douceur, comme des murmures, ou bien de façon plus puissante, donnant des éclats de voix. Cette chanson est la première ballade de l'album (on en retrouvera une deuxième avec "An elfik man"). Des choeurs viennent compléter les refrains, on en retrouve régulièrement tout au long de l'album, ce qui confère au chant encore plus d'impact.

 

Toutefois, le chant d'Ilinca est parfois inégal : autant il peut être superbe sur "Lost my mind" ou "Musical Box", autant sur "Runaway" par exemple il souffre de quelques lourdeurs malhabiles.

 

En guise d'interlude, bien niché au coeur de l'album, on trouve le morceau qui a donné son titre à l'album, "Neverending story". Entièrement instrumental, ce titre permet de se resituer un peu dans le monde ténébreux de Lands Of Past. Le piano et les guitares ont la vie belle, parmi des orchestrations à faire frémir.

 

On retrouvera également un autre morceau instrumental, "Last breath", avant d'entamer le dernier morceau de l'album, "Musical box". Sur cette ultime chanson, on peut entendre la voix de Stefanny Vlaeminck, la seconde chanteuse qui participé au projet. Commençant en douceur et montant progressivement en intensité, la chanson conclut cette aventure dans le monde fantasmagorique issu de l'esprit fertile de Lands Of Past. Un bien beau voyage, ma foi.

 

Sans non plus révolutionner un style musical maintes fois exploré, Lands Of Past a su proposer une oeuvre créative et inspirée. On leur pardonnera aisément leurs erreurs de jeunesse, et la qualité de son qui parfois laisse un peu à désirer. Ce CD réveillera le côté aventurier qui dort en vous, alors laissez-vous porter par la musique et partez à la découverte des terres enchantées de Lands Of Past.

 

La Horde Noire

Fondé en 2000 par Alexandra Quéro et Olivier Jablonski, LAND OF PAST est un groupe de Metal Symphonique qui nous présente aujourd’hui son deuxième album : Neverending Story. Pour ceux qui ne jurent que par le True Black ou le Brutal Death vous pouvez déjà passer votre chemin, on ne va pas vous faire perdre plus de temps.

Les autres auront l’opportunité de découvrir au stylé déjà clairement affirmé. Alors certes leur Dark Symphonique n’est pas si Dark que ça (on est sur la Horde Noire ici…) et a des influences Prog’ assez prononcées. Mais l’ensemble de l’album possède une atmosphère cohérente et qui lui est propre. La basse est d’ailleurs bien mise avant, ce qui constitue une des signatures sonores de ces compos. En outre, le côté symphonique sert le propos d’ensemble du groupe, et ne prend jamais le pas sur l’aspect Metal de la musique.

La grande force de cet album est indéniablement sa qualité de composition : les mélodies se reconnaissent rapidement (même si les lignes de chant gagneraient à être parfois plus « tendues ») et surtout les arrangements sont opportuns et subtils, soulignant parfaitement l’atmosphère générale.

En effet, LAND OF PAST a pour vocation à nous emmener : « au milieu des contes et chevalerie, des sorciers et des elfes pour nous faire découvrir un monde oublié ». Alors d’accord, pour l’originalité du propos on repassera. En revanche, ce Neverending Story dégage une atmosphère parfaitement en rapport avec sa thématique, très onirique et hors du temps.

En résumé, si les ambiances développées par AMARTIA ou AETERNA HYSTORIA vous intéressent cet album est fait pour vous. LAND OF PAST vous ouvre grand les portes d'un univers retraçant la féérie des contes anciens.

 

Sargon - 8/10

 

Metal Nightfall

Si la scène Française n’est pas des plus reconnues à l’étranger en matière de Metal, à l’exception de quelques grosses pointures, la scène amateur est grouillante. La scène Black est assez cotée mais indéniablement ce sont les formations à chanteuse(s) qui semblent pousser comme des champignons aux quatre coins de France. Si certaines se sont engouffrées dans la brèche béante ouverte jadis par NIGHTWISH, WITHIN TEMPTATION et consorts (je pense à BEL O KAN entre autres), quelques formations tentent l’aventure à leur façon ; HOLLOW GRAPH X qui incorpore des éléments plus Rock et Electro, MORDIGGAN gardant une base Heavy en favorisant une approche plus moderne ou encore LANDS OF PAST qui œuvre dans un Metal à la fois atmosphérique et symphonique.

 

Ne reniant pas l’héritage purement Heavy (très présent sur leur premier opus "Call Of The Depths"), mais en développant encore plus les ambiances, domaine où le groupe semblait avoir déjà un savoir-faire évident, LANDS OF PAST réussit à imposer son style avec son second opus studio. Entièrement auto-produit et ayant recours à une programmation en lieu et place d’un batteur, on ne tiendra pas rigueur à LANDS OF PAST de la faiblesse de sa rythmique, de ses guitares un peu chiches (à l’exception des superbes soli de Sébastien Ortéga) et du chant féminin manquant de puissance. La musique complexe et très arrangée du groupe est sans nul doute très difficile à retranscrire avec des moyens limités (la course au gros son ayant habitué nos oreilles aux productions puissantes, léchées et bien proprettes). LANDS OF PAST a opté pour une clarté de mix maximale, mettant la basse en avant, preuve de bon goût, cette dernière étant souvent sacrifiée au mixage, écrasée par la grosse caisse et les guitares.

 

Si j’aborde les faiblesses de l’opus en premier lieu, c’est bien pour que vous constatiez qu’ils ne représentent qu’une part minoritaire de ce "Neverending Story". En effet, Olivier Jablonski a composé une bonne partie de l’album dans une optique cinématographique en cherchant à recréer les ambiances variées et oniriques du film "Willow" (chef d’œuvre). Le titre de l'album n'est d'ailleurs pas anodin puisqu'il évoque clairement le film "L'Histoire Sans Fin". Le propos se retrouve dans les arrangements de claviers travaillés et équilibrés ne surchargeant pas l’espace sonore. Soutenus par moments par le piano, des percussions électro ou encore des guitares acoustiques, les claviers se font la part belle et leur qualité les place à la hauteur des meilleurs de la scène Metal.

Comme quoi, pas besoin d’un orchestre de cent musiciens et d’une chorale pour produire une musique organique. C’est d’ailleurs quand le clavier se tait, le temps du couplet de "Runaway", qu’on constate son importance et sa qualité, tant il semble faire défaut dans ces moments-là. Le chant féminin, assez proche de celui de Marcela Bovio, mais sans l’âme et l’implication de celle-ci se révèle parfois ennuyeux sur la longueur, la faute sans doute à un certain manque d’implication dans ses textes et un accent pas extraordinaire. À corriger pour un prochain opus, car les demoiselles chantent pas mal et semblent avoir des capacités vocales évidentes (l’imposant cursus artistique d’Ilinca Kiss va dans ce sens).

 

Les compositions de "Neverending Story" sont variées mais font preuve d’une cohérence d’écriture qui rend l’album très homogène. Le guitariste est loin d’être un manchot et nous offre de très beaux soli tant électriques ("Night Of Death", "Neverending Story") qu’acoustiques ("An Elfik Man") contribuant à donner du relief aux compositions qui sont desservies en cela par la production qui aurait sans doute contribué à propulser cet album encore plus haut. Car toutes les introductions ou passages musicaux n’impliquant pas la section metal (guitare rythmique et batterie) sont vraiment prenants et ne manquent pas d’originalité (ni d’audace). Mais sur "Light Under Me", l’un des morceaux les plus enlevés de cette galette, la rythmique manque de percutant (peut-être la substitution par quelques riffs bien sentis changera la donne sur leur prochain opus) et la ligne de chant très mémorisable d’Inlinca Kiss manque encore d’assurance pour emporter le morceau, comme le font si bien Marcela Bovio ou encore Anneke Van Giersbergen.

 

Le bilan des premières écoutes fut donc mitigé, mais la répétition permet de plonger toujours plus loin dans le travail minutieux de composition et d’arrangement, les deux grandes qualités de LANDS OF PAST et les plus importantes. L’écoute se fait donc plaisante à défaut d’être transcendante mais devient plus agréable au fil des écoutes. LANDS OF PAST a le fond, un terreau riche et extrêmement fertile, mais il dispose d’une marge de progression évidente s’il arrive à corriger ses points faibles qui le feront sans nul doute passer dans une autre dimension. Un pas de géant par rapport à son premier opus et un groupe à surveiller à l’avenir.

 

Lord of rock

METAL SYMPHONIQUE - L’histoire sans fin… certaines histoires ne terminent hélas jamais, d’autres heureusement continuent, et celle du rock français s’inscrit de jour en jour. Lands of Past (les terres du passé) sont paradoxalement plutôt les terres d’avenir d’un métal symphonique qui triomphent dans l’Europe nordique et qui connait un succès grandissant dans le reste du continent. Ce groupe français rassure ses fans avec la sortie de ce disque qui n’était pas gagné d’avance. Quand des musiciens quittent le groupe et que le label cesse son activité malgré le succès critique et commercial du premier EP et du premier album, l’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais non, Lands of Past retrouve deux chanteuses et part à la reconquête du territoire rock. A la vie ! A l’avenir ! A la musique !

 

L’ouverture du disque, très médiévale, évoque rapidement Era, avant de partir davantage vers un Nightwish. Sans pour autant être du vrai metal lourd, le groupe, se prétendant Dark symphonique, réalise avant tout un opus tourné vers les mélodies et la musicalité que vers l’efficacité brut du rock. "Night of Death", par exemple, n’est pas comme son titre l’indique un hymne agressif et sombre, mais une ballade, où le chant est soutenu par une guitare clean (sans distorsion). La suite de la chanson amplifie le son sans pour autant nous entrainer dans les ténèbres. Là encore, la mélodie est toujours mise en avant, y compris dans le solo de guitare. Soulignons d’ailleurs que ces solos de guitares, omniprésents sur le disque, ne sont pas des démonstrations de virtuosité, mais contribuent là encore à la musicalité de l’ensemble. Des solos emprunts de sensibilités qui souhaitent davantage nous parler que mettre en avant le guitariste.

 

Bien que le coté symphonique soit synthétique (mais est-ce dérangeant ?), l’alliance des cordes aux guitares est toujours équilibré. On est même surpris parfois par quelques évocations électro, comme l’introduction de "Dependance". La suite de cette chanson nous prouve que le groupe maitrise son affaire par un judicieux mélange de rythmiques métal sur arrangements symphoniques avant de se terminer … sur un fade out !

 

Globalement, le disque s’écoute avec beaucoup d’intérêt, sans temps mort, mais où, finalement, l’agressivité du métal se retrouve souvent au second plan. Sans doute le mixage des guitares, pas vraiment mises en avant, mais ni la musicalité ni l’expressivité ne sont sacrifiées au détriment d’une image de groupe de métal lourd. L’image qu’on en retient est plutôt celle de mélodistes, comme le titre éponyme "Neverending Story". Belle mélodie, sans pour autant être hyper originale, mais cherchant davantage à créer l’émotion. Le mixage de ce titre est à mon sens discutable, où la voix est trop mise en avant, et la guitare saturée mériterait une place à peine plus importante. Là encore, fade out pour terminer, qui intervient un peu tôt à mon gout. Un dernier refrain, soutenu d’un solo de guitare aurait rajouté une couche d’amplification. Le titre n’est pas raté, loin de là, mais laisse apparaitre un sentiment d’inachevé.

 

Bien que le disque possède de très bonnes mélodies et d’excellents solos, il ne fera sans doute pas partie des références incontournables dans l’histoire du métal symphonique. Comme j’ai malheureusement pu le montrer ici et là, quelques petites failles qui laissent apercevoir que l’ensemble n’est pas toujours totalement abouti. Mais j’ai aussi souligné, et c’est très omniprésent dans le disque, sa musicalité qui mérite vraiment le détour. Jamais trop long, jamais démonstratif, juste musical !

 

Les Immortels

Associer les deux idées de Neverending Story, soit l’histoire sans fin, et de musique renvoie à la figure de Limahl, ce qui s’avère légèrement… comment dire… suranné. Le charme si particulier des années 1980 en somme. Très ancré dans son époque, voire trop. Mais s’il est question de passé en l’espèce, il ne s’agit pas d’éléments ayant été ancré dans une réalité antérieure. Sans faire offense à Kajagoogoo, on ne va pas s’en plaindre.

 

Même en l’absence de chevauchée à dos de dragon en compagnie d’Atreyu, l’univers mis en mesure n’en demeure pas moins fantastique. Situé dans un monde de légende, il évite l’ambiance ‘Donjons et Dragons métal’ notamment chère à feu Ronnie James Dio pour évoluer dans un contexte sentant moins le cuir et l’acier mais davantage les volutes de fumée. Le métal portant les compositions fait la part belle aux voix féminines, aux nappes, atmosphères en suspension et autres arpèges sans oublier l’impact des riffs et percussions. En somme, le groupe orne ses titres d’une dimension légèrement symphonique.

 

Néanmoins, le terme de ’sympho’ souvent employé par les amateurs du genre ne s’applique que partiellement. Le groupe se définit comme oeuvrant dans du ‘mélodique’ ou du ‘dark atmospheric’, appellations pouvant être valablement retenues. Lands of Past ne s’enferme pas dans les carcans du genre symphonique notamment popularisé par les rouleaux compresseurs Within Temptation ou Nightwish. Le trait mélancolique ou mélodique, justement, n’est pas forcé. Les caractéristiques sont suffisamment présentes pour que des refrains ou des échos de voix soient mémorisés sans qu’il ne soit nécessaire de céder par trop le pas à l’emphase.

 

Les choix que révèle Neverending Story se justifient par eux-mêmes : l’album fait montre d’une cohérence, d’un équilibre, marques d’une maîtrise des différentes composantes à l’oeuvre. En ce sens, l’écoute ne peut que se révéler intéressante, même si, elle, a une fin.

 

Metal chroniques

Décidemment, la scène métal symphonique française est particulièrement riche et foisonnante. Aux côtés des locomotives FAIRYLAND et KERION, LANDS OF PAST a lui aussi une belle carte à jouer. Né en 2000 sous l’impulsion d’Alexandra Quéro et Olivier Jablonski, le groupe a déjà fait ses preuves via un premier opus, Call of the Depths, sorti chez Thundering Records en 2008. Encouragés par les retours très positifs et malgré les changements de line-up, LANDS OF PAST se lance à nouveau dans le grand bain via un deuxième album titré Neverending Story.

 

Avec cet album, l’auditeur fait face à un travail subtil d’artisanat. Tout est finement calculé, pensé pour transmettre un maximum d’émotions. Le groupe parle lui-même de Dark Symphonique et effectivement cela décrit bien la musique proposée. Les ambiances sont ciselées avec soin et il faut saluer nos amis pour le soin apporté aux différentes orchestrations. On devine que le travail effectué a été épuisant pour tout équilibrer. LANDS OF PAST n’a pas eu peur d’être ambitieux tout en privilégiant le feeling sur la démonstration technique. Le chemin est balisé, la mélodie est claire et nette et permet à tout un chacun de s’immerger dans l’univers des français. Difficile de résister à des compositions abouties et inspirées comme « Lost My Mind » ou encore « Dependance ». Ils ont su construire une trame mélodique solide enrichie par petites touches de claviers ici et là qui donnent tout son charme à la musique. Jamais grandiloquent, sans jamais donner de leçon, LANDS of PAST réussi à impressionner par sa simplicité et la justesse de son propos. L’atmosphère est tantôt légère tantôt grave, autorisant ainsi l’auditeur à prendre sa respiration. Techniquement le groupe est au point, le son est bon avec une production solide. Nous pouvons également faire bien des éloges pour la partie vocale, Ilinca Kiss n’en fait pas trop et évite les gimmicks éculés type chanteuse d’opéra.

 

Sans faire de bruit, LAND OF PAST vient, grâce à ce nouvel album, de se positionner en bonne place sur la scène symphonique nationale. Neverending Story possède toutes les qualités à même de plaire au plus grand nombre. La maturité affichée est assez remarquable et devrait rapidement, nous l’espérons, permettre au groupe de toucher un public beaucoup plus large en Europe.

 

Metal Symphonique

Lorsque j'ai découvert Lands of Past, c'était en 2008, et le morceau Il Seme Maledetto m'avait agréablement séduit par sa grâce mélancolique. L'album « Call of the Depths », malgré une autoproduction de qualité moyenne, proposait un mélange très intéressant d'orchestrations ambiantes et de metal dont le seul défaut était de se cantonner à un registre heavy plutôt convenu.

 

Près de quatre ans plus tard, Lands of Past revient avec un ambitieux « Nerverending Story », en référence autant au film qui a bercé notre enfance qu'à l'album éponyme de Within Temptation. Écrit comme une B.O alternative de Willow (Ron Howard, 1988), cet album est toujours le produit du trio Olivier Jablonski (guitare et claviers), Alexandra Quero (piano) et Sébastien Ortega (guitare et arrangements), mais les deux chanteurs ont été remplacés... par deux chanteuses ! Exit donc le chant masculin pour un double chant féminin, celui d'Ilinca Kiss (qu'on embrasse au passage) et Stefanny Vlaeminck (qu'on embrasse aussi, il n'y a pas de raison), au registre résolument plus rock que lyrique ou metal, choix légitime mais discutable dans la mesure où les deux nouvelles recrues ont de jolies voix mais un timbre assez similaire.

 

On peut également regretter la disparition du violoncelle, mais les orchestrations (cuivres et cordes, toutes samplées) sont en revanche plus présentes et employées à bon escient et avec intelligence sur l'ensemble de l'album, les nombreux breaks instrumentaux nous permettant d'apprécier une composition inspirée qui n'hésite pas à mettre quelques touches d'électro ici et là (écoutez Neverending Story, et vous penserez certainement comme moi au travail de Rob Dougan pour Matrix). De la prometteuse intro Dark Spell au magnifique Musical Box qui clôt l'album en beauté, Lands of Past nous propose dix pistes (une ou deux de plus n'eussent pas été de trop) qui s’enchaînent très bien et s'écoutent sans déplaisir.

 

Pourtant, on serait presque tenté de dire aux musiciens de délaisser les guitares, tant les passages et morceaux instrumentaux se suffisent à eux-mêmes. Car si la partie métallique ne démérite pas (l'énergie est là et les amateurs de soli en auront pour leur compte), elle n'apporte pas grand chose et même, elle aurait tendance à plomber l'originalité des compositions en manquant souvent de personnalité. De même, le chant rock ne convainc pas toujours, le contraste avec les ambiances et le rythme menaçant de rompre l'harmonie de certains morceaux (je ne suis personnellement pas convaincu par Runaway – et, je le précise encore une fois, ce n'est pas la justesse qui est en tort). L'acoustique, en revanche (Night of Death ou An Elfik Man) s'accorde davantage à la volonté du groupe de créer des ambiances marquantes, à la fois sombres et nuancées. Ainsi, à sa manière, Lands of Past applique le procédé du sfumato (cette technique vaporeuse qui caractérisait l’œuvre dede Vinci) à la musique. Une impression due probablement aussi au défaut de production qui conférait déjà à « Call of the Depths » cet étouffement du son dès que les instruments se multiplient. Et c'est bien dommage, sachant l'effort des musiciens de ne jamais sombrer dans le déjà-entendu, le mièvre ou le kitsch. Et pourtant, avec ce passage nerveux à la Iron Maiden à la fin de Last Breath, on n'en est pas loin.

 

Tantôt épique, tantôt tragique, le groupe n'a pas volé son qualificatif de dark, nous livrant une musique toute en montée en puissance et privilégiant souvent la lenteur aux grosses cavalcades effrénées, et ce malgré un recours un peu trop systématique du fade en fin de morceau. Mais à part ce détail stylistique, et les quelques points négatifs que j'ai soulignés, nous avons bien là une musique de film dont il ne nous manque que les images.

 

La musique de Lands of Past est manifestement cinématographique. C'est sa grande qualité, c'est sa force. Mais on a le sentiment que le groupe a le séant entre deux trônes : l'ambient orchestrale et une sorte de metal rockisant qu'il n'arrive pas encore tout à fait concilier. Parvienda-t-il à réaliser cette alliance un jour, en se forgeant un style métallique plus personnel et véritablement plus sombre ? Ou bien décidera-t-il de s'affranchir de cette caution métallique pour aller à fond dans l'expérimentation orchestrale ?

 

Aux portes du metal

Lands of Past est un groupe bien de chez nous que je ne connaissais pas et que j'ai découvert... grâce à notre forum. En effet, le forum des portes du metal permet aux jeunes combos de disposer d'un espace pour se faire connaître et c'est exactement ce que Lands of Past a fait.

 

Lands of Past est déjà l’auteur d’une démo de trois titres, Call, et d’un premier album sorti en 2008, Call Of The Depths. Mais depuis, le groupe a subi pas mal de bouleversements. Tout d’abord les départs consécutifs de la chanteuse et du chanteur officiant sur ce premier album, Asphodel et Vince. Et surtout, le label sur lequel était sorti cet album, Thundering Records, a cessé son activité. Sans chant et sans label, le groupe persévère toutefois en enregistrant ses nouvelles compositions et part à la recherche de la nouvelle voix du groupe, qu’il trouve en la personne de Ilinca Kiss, renforcée par une seconde chanteuse, Stefanny Vlaeminck. L’album sort alors, en autoproduction puisque le groupe n’a pas retrouvé de label pour le moment.

 

Lands of Past fonctionne donc avec deux chanteuses mais cette particularité qui aurait pu être un véritable atout n’est pour ainsi dire pas exploité puisqu’elles ont des voix assez proches et il est très difficile de savoir si c’est l’une ou l’autre qui chante. Steffany semble toutefois posséder une voix un peu plus lyrique. Mais après tout, cela n’a pas tellement d’importance.

L’album démarre avec une intro très symphonique qui pourrait être tout droit sortie d’un album d’Epica mais ce départ est un peu trompeur car la suite est moins symphonique que peut l’être la musique des Néerlandais. Et c’est tant mieux de toute manière car nous n’avons pas besoin d’un énième clone de ce groupe.

On entre véritablement dans l’univers de Lands Of Past avec Lost My Mind. Et dès ce premier morceau, on sent que les Français ne vont pas chercher à vous atomiser les oreilles par des rythmiques surpuissantes et des growls monstrueux mais privilégier les ambiances et la mélodie. L’histoire développée, contrairement à ce qu’on pourrait penser en voyant le titre de l’album, n’est pas en référence à celle du film l’Histoire sans Fin mais celle du film Willow (de Ron Howard), un des films préférés du compositeur des musiques du groupe, Olivier Jablonski (voir interview).

Dependance, qui suit, nous montre un peu tout l’éventail de la musique de Lands Of Past. Morceau tour à tour atmosphérique et à la rythmique plus appuyée avec une belle mélodie, un refrain marquant et un final qui s’emballe. La partie centrale, aérienne, nous montre déjà que le piano est un élément important de la musique du combo. Il conduit l’ensemble des morceaux. On sent bien que c’est un claviériste qui a composé les musiques de l’album.

Les guitares acoustiques sont également très présentes. Elles nous accueillent sur Night Of Death, titre agrémenté d’un beau solo et sur lequel la voix de la chanteuse (laquelle ?) est posée et vient nous enchanter. Les voix deviennent plus agressives sur la fin du morceau. Ces guitares acoustiques, on les retrouve sur plusieurs morceaux. On note d’ailleurs au passage le talent du guitariste du groupe, Sébastien.

Le titre éponyme, instrumental, nous plonge lui dans une ambiance électro dans sa première partie. Il se dégage un peu du reste de l’album par sa tonalité plus froide. On note encore une fois une belle prestation de Sébastien.

On retrouve les guitares acoustiques sur le début de Runaway, titre à la rythmique assez lourde et doté une nouvelle fois d’un sacré solo de guitare et sur An Elfik Man, beau morceau apaisant qui se termine de manière un peu plus "métallique".

Un violon nous accueille sur Light Under Me, morceau au rythme plus entraînant que les deux morceaux précédents et avec un refrain bien sympa.

Last Breath, second instrumental, est cette fois-ci plus orienté guitare électrique et le rythme s’emballe sur la seconde partie du morceau.

Musical Box termine l’album sur une note assez sombre encore une fois. L’album est d’ailleurs majoritairement construit sur des morceaux aux rythmes lents qui vous invitent à la rêverie (Night of Death, Runaway, An Elfik Man, Musical Box et même l’instrumental Neverending Story). Il convient de garder cela à l'esprit avant l'écoute de l'album sous peine de déception possible si on est venu chercher des grosses guitares bien agressives.

 

Les petits moins : un chant anglais avec un accent bien français par moments qui pourrait rebuter certaines personnes. Mais on peut tout à fait passer sur ce détail, ça ne retire en rien la qualité des compos.

La production ensuite, qui est celle d’une auto-production et donc qui manque forcément de clarté. Ceci étant dit, elle est tout à fait honnête pour une auto-production, justement. La mixage met par exemple en valeur le son de la basse, ce qui n’est pas souvent le cas dans ce style musical. Bref, deux petits bémols qui n'entâchent pas vraiment la qualité de cet album.

 

Vous l’aurez compris, si vous recherchez du Metal qui bastonne, Lands of Past ne va pas vous satisfaire. En revanche, à la recherche de belles mélodies et d’atmosphère éthérée, Neverending Story devrait vous combler.

Neverending Story est un album honnête, sans prétention et qui s’écoute agréablement. Le groupe mérite d’être découvert. Allez donc faire un tour sur le site officiel du groupe pour commander leur CD (beau double album avec le CD des versions instrumentales en bonus), ils ont besoin de votre soutien.

 

Zik annuaire

Lands Of Past agit comme une véritable catalyse aux rêveries, alliant contes et légendes à leur métal symphonique à voix féminine. Neverending Story à l’artwork enchanteur nous engage sur le même chemin de traverse avec dix titres au calibrage fédérateur. Je me prépare pour un long périple en territoires inconnus et à la frontière du progressif de par les structures. Les portes de leur univers s’ouvrent avec Dark Spell, qui annonce la couleur (si j’ose la faire). Introduction classique, qui souffle un légère brise qui bien vite se charge en électricité avec la vélocité de Lost My Mind aux riffs mélodiques, accompagnés d’une voix des plus agréable et accrocheuse.

 

L’art de la formation mixte se veut aéré et dynamique avec des guitares bien inspirées et relativement énergiques. Les premiers titres sont incisifs et attise mon écoute comme le très bon Night of Death gouleyant et percutant qui m’embarque facilement sur des influences axées vers Kamelot et Epica. Dès le titre éponyme, le combo calme le jeu avec une musique plus éthérée frôlant la ballade acoustique, des arpèges liés à un mur d’instruments à cordes agissant comme une vague tout en délicatesse. L’équilibre entre les instruments est relativement clair, malgré un léger manque de dynamique sur le duo rythmique basse et batterie… Leurs titres s’infusent facilement grâce à une accroche rigoureuse tirant sa force dans les mélodies fédératrices et les atmosphères apaisantes.

 

L’ouvrage est posé sur des bases robustes mise en valeurs par un registre vocale varié, et des guitares incisives, riches sans pour autant devenir débordantes et oppressives. A l’inverse leur alchimie manque de piquant et sur la longueur, l’écoute devient quelque peu lassante. Le mastering est correct mais me donne cette impression froide et numérique avec un manque flagrant de rondeur et de grain. Les atmosphères proposées me font très vite oublier ces petits bémols, et tire l’opus vers le haut.

 

Un produit varié et riche, qui va plaire aux amateurs exigeants du style proposé. Le voyage sur les terres de Lands Of Past est des plus agréable, exigeant et sans la moindre concession. Un groupe intéressant à découvrir surtout si vous êtes adeptes des voix féminines de qualité à tendances lyriques…

 

Les Eternels

La France n'est pas le pays le plus réputé question metal symphonique, si l'on regarde cela d'un point de vue international. Dans ce style, on est loin derrière les ténors allemands, scandinaves ou, surtout, néerlandais. Pourtant, quelques excellentes surprises dans l'Hexagone (les prometteurs Asylum Pyre, Benighted Soul, Nereids ou Whispering Tales) pourraient bien changer tout cela, s'ils parviennent à se faire connaître à l'étranger. Et dans ce milieu très surchargé et pas forcément accueillant, Lands of Past débarque avec un deuxième opus nommé NeverEnding Story.

 

Malheureusement, tous les éléments ne jouent pas en la faveur du groupe français qui ne parviendra pas, avec ce nouveau brûlot, à s'extirper du lot. On sent la volonté de la formation de vouloir poser des ambiances, de belles atmosphères prenantes et envoûtantes qui seraient l'élément le plus profitable à la musique délivrée. Et ce ne sera pas le cas. Quelques jolis sons et orchestrations symphoniques arrivent parfois, mais l'enchantement recherché, lui, ne vient jamais. Que manque-t-il au groupe, pour commencer ? On pourrait résumer cela en trois points : de l'originalité, de l'audace et de l'inspiration. Ces trois éléments décisifs ne viennent presque jamais, rebutant au passage un auditeur de plus en plus blasé en écoutant l'opus.

Au niveau des titres, la première déception arrive dès le premier vrai morceau de l’œuvre. Ni plus ni moins, "Lost My Mind" est une piste littéralement plombée par des voix qui ne sont pas à la hauteur, une guitare basique et sans grande conviction et, surtout, un refrain franchement plat. D'ailleurs, les chants de nos deux rossignols sont bien souvent à la peine, trop ressemblant l'un à l'autre (vous avez l'impression d'entendre souvent la même chanteuse ? Oui, c'est normal), et pas toujours forcément à l'aise dans ce qu'elles chantent. Preuve en est du refrain de "Lost My Mind" où les jeunes femmes forcent tant sur leurs voix qu'elles sont presque à la limite de la fausseté. Et pourtant, il y a de belles orchestrations, une intro très réussie, mais une fois les guitares et le chant en place, la sauce ne prend plus.

Et ce constat est à étendre tout au long du brûlot. Principalement plombé par les vocalistes et la qualité intrinsèque de pistes qui manquent à la fois d'ambiances et de dynamisme, on est trop souvent coincé dans un entre deux. Mention spéciale à "Runaway" qui s'avère être le plus beau ratage de NeverEnding Story. Mais parfois, c'est mieux. C'est même presque bien. "Musical Box" est un titre atmosphérique très convaincant, ne déméritant pas une seconde et arrivant comme la note finale positive. Il aura donc fallu attendre dix morceaux pour trouver ce havre de paix. "An Elfik Man" est également un mid-tempo bien composé où les chanteuses semblent plus à l'aise, moins dans la force et plus dans l'émotion. Et ça fonctionne, une recette simple mais bien torchée. Voilà ce qu'il faut faire pour parvenir à la réussite !

 

Si le paysage metal français est donc parsemé de quelques belles surprises, NeverEnding Story de Lands of Past n'en sera pas une. Pourtant, du potentiel, il y en a. La qualité des éléments symphoniques est un premier point d'accroche, se substituant à la pauvreté de la guitare et à des chants peu ravissants. Lands of Past semble encore être en train de se chercher, et si cette galette n'est pas très encourageante, gageons que la maturité sera acquise au prochain album pour ne plus commettre les mêmes erreurs.

 

Metal Ship

Le Metal Symphonique est un genre qui semble éternellement voué à déchainer les débats. Génialissime pour les uns, absolument minable et sans intérêt pour les autres, ce qui est sûr, c’est que ce style ne laisse pas indifférent. Néanmoins, les véritables amateurs du genre reconnaîtront que le nombre de clones de Nightwish, Epica et consorts contribue à la mauvaise image de cette branche mouvance, puisque ceux-ci ont généralement une connaissance du Metal très limité et ne propose rien de concret à se coller dans les tympans.

Aussi, chroniquer des groupes, de cette veine, inconnus au bataillon est toujours passible de créer une surprise, parfois bonne, parfois mauvaise.

Qu’en est-il de Lands of Past, ce combo français né en 2000 et qui propose en 2012 son second album, Neverending Story ?

 

A première vue, on pourrait se dire qu’on va tomber dans la catégorie « mauvaise surprise ». Il faut dire que le groupe, par beaucoup de point, tend le bâton pour se faire battre : son nom, la pochette, le titre de l’album et des morceaux... Tout ici sent le cliché à plein nez. Mais l’expérience du milieu nous apprend qu’un groupe de Metal Symphonique ne se juge pas à cela, car de grands groupes possèdent cette esthétique typiquement gothique et réalisent pourtant de grands travaux. Aussi, penchons-nous sur la substance de ce disque.

L’introduction symphonique, « Dark Spell », met tout de suite l’eau à la bouche. Le talent de composition des parties symphoniques transparaît pendant ces deux petites minutes. Grandiose et sombre, le son des instruments, bien que programmé, possède un très bon rendu. Une entrée en matière qui donne envie de découvrir un peu plus l’univers de Lands of Past.

 

La suite néanmoins, nous fera vite déchanter. On trouve bien sûr de très bonnes choses dans ce Neverending Story, comme par exemple l’incrustation d’éléments électro dans les compositions, à l’instar d’un Kerion ou d’un Within Temptation. Le travail sur les guitares solistes est également à souligner, puisque le jeu est exécuté à la perfection : des solos heavy, mélodiques et rapides à souhait qui dénote de ce qu’on a l’habitude d’entendre dans le sympho.

Mais le tout est contrebalancé par de très grandes faiblesses. La production, par exemple, en est une. Bien sûr, n’exagérons rien : le tout ne sonne pas comme une ignoble bouillie. Mais quelques erreurs auraient facilement put être évitées. Les basses par exemple, auraient nécessité moins de présence, puisqu'elles empiètent en grande partie sur les guitares rythmiques, qui deviennent presque inaudibles et manquent cruellement de puissance.

Vient ensuite un problème typiquement français : les textes. Certes, on ne relève pas de fautes d’anglais dans leur écriture, mais elle reste d’une très grande simplicité et manque parfois de poésie, tout en continuant à enfoncer Lands of Past dans un océan de clichés qui frôlent parfois le risible (les premières strophes de An Elfik Man).

 

Mais le plus grand écueil de ce disque est sans conteste ses parties vocales. Ici pas, de problèmes de sur- ou sous-mixage des voix comme on a l’habitude d’en rencontrer, mais un problème qui vient des chanteuses elle-même.

D’ailleurs, le choix d’avoir deux voix au sein du groupe peut sembler étrange, tant Illinca et Steffany ont des timbres très proches, à tel point que votre serviteur n’a pas toujours réussi à différencier l’une de l’autre. Mais passons sur ce détail.

Le Metal symphonique nécessite des voix puissantes et gorgées d’émotion. De Tarja Turunen à Sharon Den Adel en passant par Floor Jansen, cette formule a fait ses preuves. Or, ici, rien de tout ça : le chant ne fait passer strictement aucune émotion, même sur des morceaux qui se voudraient plus émouvants, comme An Elfik Man ou Musical Box. Le tout est plat et sans réelle saveur, à l’exception des quelques (rarissimes) passages de chant lyrique (Lost My Mind).

 

Malgré tout cela, j’ai l’intime conviction que Lands of Past serait capable de faire une très grande musique. On trouve dans Neverending Story un réel talent d’écriture symphonique, avec des parties orchestrales superbes et très bien construites comme on en trouve trop peu souvent.

 

Ce 6/10 ne note donc pas la qualité de cet album, qui reste au final peu intéressant, mais le potentiel qui émane de la formation. Avec une plus grande rigueur dans la production et le chant, Lands of Past pourrait bien s’imposer sur la scène Metal Symphonique française. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

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