Call of the Depths

Ars Metallia

J’avais chroniqué il y a déjà pas mal de temps, une première démo de ce jeune groupe français, et celle-ci m’avait marquée par sa qualité, c’est donc avec intérêt que j’ai écouté ce premier album autoproduit des bardes français. Celui-ci est bien dans la continuité de la démo 3 titres, et il n’y avait aucune raison de changer puisque Lands of Past avait déjà sa patte propre ! Dans un registre pourtant de plus en plus saturé, Lands of Past peut trouver sa place car il ne joue pas dans la surenchère orchestrale, ne cherche pas le « hit-single » à tout prix, mais fait de l’émotion et de sa sensibilité, ses priorités. Cette musique m’a touché et ému, elle est d’une pureté rare, on sent que chaque riffs ou arrangement est là parce qu’il est nécessaire à l’histoire, et pas par effet de mode. Les chansons sont très bien composées, relativement variées et complexes mais sa tomber dans la prise de tête ; le groupe mélange savamment classique, doom, atmosphérique, gothique et un p’tit peu d’extrême, nous offrant au passage quelques tempos plus soutenus. Variété de mise dans le chant aussi, où les différents acteurs se donnent la réplique avec talent. La production est relativement bonne, le son des divers instruments (piano, violons…) est clair mais il manque un peu de pêche dans les guitares. Enfin, j’ai apprécié le clip, réalisé avec de faibles moyens, mais touchant néanmoins, avec un dénouement en clin d’œil inattendu ! Je leur souhaite de trouver un label valable qui pourra leur permettre de faire connaître leur musique, elle le mérite amplement… Bravo et Merci !

 

French metal

Ce métal mélodique compense son tempo général trés doux par une excellente production et un atmosphere mêlée de drame et de mélodie. Les titres peuvent parfois sonner folk, mais un de leur point fort est que le clavier ne se contonne pas à un son d'orgue pourri mais à de véritables lignes de piano. Les solos de guitare appuient admirablement les harmonies et l'émouvante tristesse des titres de "Call of the depths" premiere album studio du groupe.

"Call of the depths", signifiant l'appel des profondeurs, nous surprend en nous donnant l'envie de nous envoler et même de composer des alexandrins en plein spleen dans une clairière en pleine forêt un dimanche d'aprés midi d'automne. Et si les paroles étaient en francais, on chialerait tous! Bref. Les belles voix féminines de cet album s'harmonisent parfaitement avec la voix du chanteur qui ma foi maitrise son art.

"Call of the depths" reste cependant un album métal grace aux guitares et à la batterie, mais il ne faut pas s'attendre à du bourrin. Et toutes ces mélodies touchent droit nos coeurs de métalleux en mal d'amour et d'émotions.

 

Metal France

Groupe français, Lands of Past possède à son actif une démo 3 titres du nom de Call sortie en 2005. Le groupe présentait une musique gothique assez convaincante, sans être toutefois grandement originale. L’album « Call of the Depths » est prévu pour être dans les bacs bientôt, dès que le groupe se sera trouve un label.

 

Lands of Past joue une musique très axée sur la tristesse et la mélancolie. Le tempo est lent de bout en bout, avec seulement les deux premiers titres « Il seme maledetto » et « God bless their souls » (« Lunalys » est une introduction instrumentale) et le titre de fermeture (« Sacrifice ») où le rythme s’accélère un peu vers le mid-tempo. La présence d’un violoncelle, combiné à la voix harmonieuse d’Asphodel, renforce l’atmosphère sombre. On ne peut en dire autant des quelques parts de chant masculin qui manquent cruellement d’émotion. Le chant féminin est lui très bien exécuté et très aéré, tout comme la musique. Le coté mélodieux est renforcé, au détriment de la puissance, le groupe est plus proche de l’atmosphérique et de l’ambient que du métal.

 

Techniquement, il n’y a rien à reprocher. La section rythmique est assurée par la batterie uniquement, et les guitares s’entremêlent correctement avec les parties atmosphériques. Il y a un réel travail de composition, les chansons sont variées, à aucun moment la lassitude n’envahit l’auditeur. La production est de qualité correcte, à part le son qui est réglé trop bas.

 

Je souhaite au groupe de se trouver un label, il possède un réel talent. A conseiller aux amateurs de fines mélodies et d’atmosphères aériennes et mélancoliques.

 

Pavillon 666

La passion de la musique commune est reconnue comme étant l’un des facteurs de rassemblement les plus fort. Et c’est cette volonté de partage qui semble avoir permis le lien progressif entre les différents membres de Lands of Past. Au total, ce sont aujourd’hui pas moins de 6 musiciens qui viennent chacun apporter leur touche personnelle sur les composition de Call of the depths, premier album du groupe.

 

Il faut alors un certain talent de compositeur pour parvenir à allier en harmonie tous ces divers éléments, entre clavier, chants féminins et masculin et un violoncelle. Saluons en premier lieu ce travail visible exécuté pour créer des compositions élégantes et délicates mais qui manquent encore souvent d’originalité. Certes, le chant féminin ne manque pas de charme, avec un timbre proche de celui de Within Temptation (le volume en moins), en duo avec un chant masculin qui n’est pas sans rappeler le timbre plaintif de Kemet. Certes, les parties violoncelles ajoutent ce petit plus mélancolique agréable à l’esprit, mais l’ensemble reste tout de même encore bien léger et surtout encore bien trop stéréotypé. Coincé par l’influence Within Temptation, Lands of past semble à avoir du mal à voler de ses propres ailes, surtout lorsque l’aspect technique ne suit pas toujours. Le rythme bien trop lent semble souvent hésiter entre le choix de monter en puissance ou celui de rester dans les ambiances plus mélancoliques, mais sans parvenir ni à l’un ni à l’autre. Les rythmiques et surtout la batterie, bien trop en retrait semblent souvent en difficulté. Ce sont avec les titres carrément plus lents que Lands of past tire le mieux son épingle du jeu, avec de belles parties acoustiques guitares/violoncelle ou piano/violoncelle très émouvantes.

 

L’implication des musiciens est évidente, mais à force de trop vouloir bien faire sans doute ceux-ci en font ils justement un peu trop, et à trop forcer, cela casse. Il serait certainement plus plaisant de retrouver dans un futur proche Lands of past avec plus de simplicité et surtout avec une identité qui leur est propre.

 

The French Touch

Depuis la démo "Call", plutôt agréable, Lands of past a peaufiné son premier album, toujours avec un line-up qui tient du pari tellement il doit être difficile de réunir autant de musiciens habitant aux quatre coins de la France pour enregistrer. Dans la lignée de la démo, "Call of the depths" confirme l'amour que ces jeunes gens portent à Within Temptation et à la scène métal gothique et romantique. En effet à l'inverse d'un Nightwish, Lands of Past ne multiplie pas les envolées de guitares ou les claviers symphoniques, mais privilégie les ambiances feutrées, tel que le fait le pré-cité Within Temptation. La maîtrise de ces ambiances, avec autant de musiciens qui veulent chacun leur part du gâteau, est une véritable gageure et Lands of Past ne parvient malheureusement pas à combler tout le monde. Le double chant, féminin et masculin, n'a rien d'original et chaque chanteur gagnerait en crédibilité à voler de ses propres ailes, chacun sur ses titres. Par ailleurs Lands of Past semble tiraillé entre une volonté de poser calmement sa musique, notamment grâce à l'apport bien senti du violoncelle, et des envies de morceaux plus rapides dans lesquels aucun des deux chanteurs n'est à l'aise. Là aussi une plus grande concentration sur un seul style parviendrait sans doute à donner plus de personnalité à la formation. Pour en finir avec les ennuis on évoquera aussi la qualité du son, indigne de la potentielle finesse des compositions.

 

Si la précédente démo du groupe présageait de musiciens talentueux, Lands of Past paraît maintenant avoir besoin de se recentrer sur ses points forts avant d'aller plus loin, sous peine de ne jamais parvenir à jouer dans la cour des grands.

 

The sentinels of time

Oserais-je dire que le premier album de Lands Of Past est excellent? Oh que oui! "Call of the depths" n’a absolument rien à envier aux productions des groupes internationaux (mondialement connus) évoluant dans le metal atmo et symphonique (dont il ne faut pas oublier la pointe de sons heavy dans les guitares). La qualité est présente dans chacun des dix titres où l’on retrouve d’ailleurs les trois morceaux de la démo "Call" (dont le fabuleux "Il seme maledetto"… J’adore cette chanson…). Les mélodies et atmosphères sont puissantes et vont droit au but grâce à des constructions sans défaut et très accrocheuses. On a aucun mal à percevoir les ambiances bien souvent mélancoliques et la finesse sous-jacente à chacune des notes ("Old times", "Eleven swans"…). Le chant d’Asphodel (tout simplement magnifique) permet à l’ensemble de gagner en profondeur, en douceur et en identité; alors que décidément je n’adhère pas beaucoup aux vocaux clairs de Vince sur "Sacrifice" et "Corresia" (ce dernier initialement sur "Call")… Quoi qu’il en soit, rien ne me fera changer d’avis quant au fait que les Français ont réussi là un bien bel ouvrage, alliant délicatesse, lourdeur et parfois une certaine nervosité; il serait ainsi dommage de lui tourner le dos (à noter une prod’ légèrement sourde mais rien de nuisible). Un talent non démenti par cet appel des profondeurs auquel je réponds ardemment. Maintenant, j’attends déjà la suite avec impatience!

 

Thrashocore

Un an et demi après une honorable première démo, Lands Of Past arrive enfin à l'étape du premier album. Avec ses 10 titres (dont 7 nouveaux), "Call Of The Depths" reprend ainsi l'aventure là où "Call" s'était arrêté avec un line-up visiblement dégraissé et surtout une musique d'une plus grande maturité.

 

Pour être franc, les premières écoutes de cet album ne m'avaient pas franchement emballé. Il faut dire que la production n'aide pas (notamment le mixage), pas mauvaise mais à force d'écouter des grosses productions ultra lisses, on en oublie les imperfections des autoproductions. Et malheureusement pour la musique, les instrumentations sonnent toujours aussi artificielles (excepté le violon qui est peut-être un vrai) mais passé "Il seme maledetto", on n'y fait plus vraiment attention. Rien n'était donc gagné mais quelques écoutes plus tard, la magie prend forme et on se rend compte du véritable travail des français sur cet album. Certes, "Call Of The Depths" ne propose rien de bien nouveau : le groupe y déverse une musique qui mêle heavy metal et metal gothique avec cette même touche médiévale, toujours très présente dans les atmosphères et les mélodies. Bien sûr, leur style oscille entre passages calmes et passages plus violents sur lesquels se relaient un chant féminin et masculin saupoudrés de diverses instrumentations (claviers, violon, ...). Mais il ne me semble pas que l'originalité soit le cheval de bataille de Lands Of Past et quoiqu'il en soit, les français ont de quoi séduire malgré tout. Les 10 titres qui composent ce premier album ont été élaborés avec soin et soucis du détail, de la finesse des mélodies à la richesse des arrangements et leur exécution révèle notamment deux choses : le guitariste soliste se démerde plutôt bien et Asphodel a une voix magnifique qui pourrait porter les morceaux à elle-seule. En tous cas, les progrès techniques des français sont indéniables et l'émotion y est palpable à chaque instant.

 

Alors oui, il y a encore une marge de progression. J'ai été moins séduit par le chant masculin qui n'a pas la puissance émotionnelle du chant féminin, malgré sa justesse (en même temps, c'est peut-être mon côté hétéro) et les guitares rythmiques sonnent parfois vraiment trop "classique" (voir même "basique"). D'ailleurs, le groupe fait souvent des merveilles dans les parties les moins agressives. Mais il serait cruel de s'arrêter sur ces quelques détails car "Call Of The Depths" montre avant tout que Lands Of Past regorge de nombreuses qualités et se place parmi les formations françaises les plus prometteuses dans le style. Ne vous arrêtez pas à la première écoute car ce groupe mérite qu'on lui donne une chance, pour peu bien sûr que vous soyez réceptif au metal gothique.

 

U-zine

Amateur de contrées vallonnées, de contes et de légendes, Lands of Past raconte ses secrets en musique. Prévu pour le courant de cette année 2007, « Call of The Depths » révèle un petit monde enchanté et féerique où charmes mélodieux et trames aériennes se mêlent. Ce groupe, avec des membres originaires des 4 coins de la France, est né en l’an 2000 sous la main d’Olivier Jablonski, le compositeur, assisté d’Alexandra Quéro. Le line up bouclé en 2005 donne à Lands of Past un élan conséquent : une démo sort à 200 exemplaires et s’épuise en 3 mois. Olivier et sa troupe revienne donc cette année pour nous faire partager leur premier album qui ne se veut pour l’instant qu’un projet studio.

 

Le groupe possède la particularité d’avoir un violoncelle ce qui ne manque pas d’apporter un plus à la musique. Cette dernière se veut très aérée et nostalgique. La douce voix d’Asphodel, accompagnée de celle de son partenaire, Vince, fait penser parfois à certains duos où Kamelot et Epica s’accordent. Le tout a un coté envoûtant et une chose est certaine, la mélodie passe avant tout. Entre le violoncelle et les deux voix, la guitare se veut surtout soliste et le piano ne lèse pas ses gammes. On se laisse aller sereinement tout au long de cet album. Les titres se veulent tantôt atmosphériques, tantôt plus acoustiques ou alors plongent carrément dans les milieux ambient. On mène une balade plaisante au long de ces 10 titres…

 

Néanmoins, pour les accros de la distorsion aiguisée et des rythmiques lourdes, passez votre chemin. Ici, le coté puissant reste en retrait…C’est d’ailleurs le reproche que l’on pourrait faire à « Call of The Depths ». Si l’ensemble est joli, les chansons manquent desfois de caractère et mériteraient d’être un peu plus relevée au risque de sentir l’écoute devenir lassante. Le son de l’album est propre mais manque trop de rondeur et de chaleur à mon goût. La batterie devrait donner plus de groove aux compositions afin de les mettre en valeur car bien souvent elle sonne trop boite électronique. De même, une guitare rythmique et une basse plus dynamiques apporteraient peut être plus de corps à l’ensemble.

 

« Call of The Depths » fait donc un peu figure double : il tire sa force des mélodies et de ses atmosphères apaisantes mais délaisse un peu trop les dynamiques…

Ceci dit pour un premier album studio, Lands of Past propose quelque chose de correct et d’agréable à écouter pour les fans du style. D’autant plus qu’il offre avec celui-ci un clip vidéo sympa alors pourquoi ne pas essayer de découvrir…

 

Antithetik

Dès les premières notes, "Call of the Depths" semble être une invitation au voyage, au rêve et... aux souvenirs des temps passés. Débutant lentement, comme pour ne pas brusquer son auditeur, "Lunalys" semble évoquer un lent vagabondage en forêt au cours duquel on se laisse porter le long des sentiers qui laissent parfois émerger, au détour de quelques vieilles pierres, des sentiments et des histoires d'autrefois et de toujours... Puis, petit à petit, le promeneur se laisse porter et le voyage commence... Le ciel s'obscurcit et le mystère enveloppe l'auditeur puis les grandes lignes de l'histoire commencent à se dessiner: influences metal naviguant entre doom et heavy emportées par des ambiances atmosphériques tissées par des parties acoustiques et des claviers tantôt symphoniques tantôt plus ambiants, le tout guidé par un chant féminin lyrique et cristallin de qualité, poignant d'émotion.

Si le côté néo-médiéval est bien évidemment au rendez-vous, cela ne représente cependant pourtant pas la base de l'album qui vise plus loin que de se contenter d'évoquer le passé en servant des louches de stéréotypes aux couleurs de châteaux-forts et de preux chevaliers: on comprend bien que le but est avant tout de toucher les sentiments de l'auditeur par-delà les époques. Le médiéval n'est donc qu'un prétexte à l'épanchement des émotions. Ainsi, on navigue entre influences pop/rock parfois même modernes (quelques touches electro disséminées par endroits), classique, folk, etc.

Le chant féminin varie d'ailleurs et se teinte vite d'aspects pop tandis qu'un chant masculin vient parfois donner la réplique dans des tons de ballades heavy, avec un petit air de Kamelot.

Quant à l'étiquette 'gothic metal', elle s'avère un peu rapide à poser car les touches métalliques ne constituent absolument pas la base des compos de Lands of Past, au contraire, elles viennent se greffer par endroits pour donner plus de rythme et de profondeur à une musique atmosphérique et romantique.

Certes, "Call of the Depths" n'invente rien en particulier mais se distingue par une expression musicale plutôt personnelle et expressive dans une tendance 'gothic metal à chant féminin' démocratisée et de plus en plus soumise à une uniformisation où les règles du genre pré-établies prédominent avant tout sur la créativité personnelle. Ainsi, non, on ne comparera pas Lands of Past avec Within Temptation, Nightwish, Theatre of Tragedy ou encore moins Evanescence (comme le voudrait la tendance actuelle). Tout au plus trouvera-t-on un petit air des ballades d'Epica par endroits, en moins cinématique et 'tout publics'.

Vous l'aurez compris, Lands of Past ne cherche pas à faire dans la recherche musicale expérimentale mais à toucher directement son auditeur sur les émotions. Ainsi, sans jamais chercher à produire des tubes formatés, les mélodies accrochent facilement l'oreille.

Cependant, on pourra peut-être regretter certaines lourdeurs notamment vers la fin de l'album, qui se conclut sur une note solennelle à l'orge un peu pompeuse et s'achève sur des pleurs simulés... Ce qui, bien que laissant un arrière-goût un peu mièvre et forcé, n'entache pourtant pas la qualité générale de l'album.

Du coup, bien qu'autoproduit et n'ayant donc pas les avantages financiers pour l'enregistrement d'un Therion ou d'un Nightwish, et malgré quelques petites faiblesses, "Call of the Depths" fait tout de même preuve d'une certaine maturité pour un premier album et pourra aisément séduire les fans du genre. Il ne reste plus qu'à leur souhaiter de trouver rapidement un label afin de pouvoir découvrir cet album sur nos platines à tous...

 

Metal symphonique

Premier album d'un jeune groupe de métal symphonique français, "Call of the Depths" suit la démo "Call" sortie en 2006.

 

Lands of Past, en français, ça peut donner "Contrées du Passé". C'est donc un voyage vers le lointain auquel le groupe nous invite. Voyage qui démarre par une introduction tout en finesse, Lunalys, alliant ambiances naturelles (chants d'oiseaux, tonnerre...), mélodies de synthé et de guitare sèche, violons... Bref, on est gâtés, et à tout cela vient s'ajouter une montée épique vers le milieu du titre qui atteint plus l'harmonie que le grandiose, pour le plaisir de nos oreilles.

On ne peut que s'attendre à un excellent morceau après intro pareille. Il Seme Maledetto commence logiquement par un riff de guitare, mais ce sont finalement les violons qui s'imposent dans une ambiance mélancolique, calme et plutôt apaisante. L'ensemble s'accélère, les violons portent une mélodie que vont rejoindre la batterie et la guitare. Le rythme est simple est accrocheur, la mélodie lente mais entraînante. Les violons mélancoliques refont surface et accompagnent les premiers chants féminins, lyriques et interprétés en italien.

Lands of Past choisit donc une musique hors des sentiers battus, et bien que l'aspect metal soit présent il n'est pas primordial, entouré par les airs et l'ambiance un peu à la manière des allemands d'Haggard, les grunts en moins.

La voix lyrique est plutôt timide mais colle à l'aspect mélancolique et joue plus sur l'émotion que la puissance vocale. On la retrouve sur God Bless, qui débute encore avec un passage calme, et une voix cette fois en anglais et sans les apparats lyriques. Un nouveau rythme accrocheur s'installe, ni trop rapide ni trop lent.

Les pistes se suivent, avec Old Times aux violons tristes et voix polyphoniques sans l'ensemble guitare/batterie, qui fait figure de grande intro de Fallen Pledge, mise en avant puisqu'un clip a déjà été réalisé par le groupe et peut être vu sur le CD. Le morceau a comme instrument principal le piano cette fois, et présente un chant masculin peut-être moins émouvant que le féminin. Mais l'ensemble s'en trouve diversifié, avec une montée en puissance qui part d'un duo piano/voix pour finir en morceau purement metal. Le titre aborde des thèmes plutôt tristes et définit vraiment l'originalité de Lands of Past et son atmosphère mélancolique.

Slave's Hope, plus rapide, ouvre quasiment directement sur l'ensemble guitare/batterie. Mention spéciale à la montée en puissance de la voix d'Asphodel, la chanteuse.

Call of the Depths est voulue plus lent mais est un très bon exemple de la grande variété du groupe, avec des passages lents au piano, des violons, des chœurs, de la guitare et son solo...

Eleven Swans est certainement la plus émouvante chanson de l'album, ballade mélancolique dont les violons et la voix chargée d'émotion vous tireront les larmes si vous êtes émotif... On est tellement loin des clichés des pseudo ballades qu'on trouve systématiquement sur les albums de metal à chant féminin !

Corresia continue sur sa lancée mélancolique et cette fois on retrouve les deux chants.

Finalement on termine avec un Sacrifice uniquement masculin hargneux au départ puis repartant dans les ambiances mélancoliques. Globalement le titre est rythmé, mais toujours triste, et conclut sur un passage à l'orgue puis au piano. C'est en beauté et émotion que se conclut "Call of the Depths" sur fond de... Pleurs ! Pas très gai tout ça !

 

Conclusion

Vous l'aurez compris, Lands of Past n'est pas un groupe de metal extrême ou qui tape dans le grandiose, mais offre un savant compromis entre une belle et sincère musique instrumentale et des rythmes plus entraînants. L'aspect metal n'est présent que dans de (trop ?) rares passages. Peut-être trop triste ? C'est certainement le charme de ce groupe dont le premier album est suffisamment original et plaisant à explorer pour être une réussite.

Seuls les grands noms du metal symphonique peuvent se vanter d'avoir un si bon premier album et on espère que cet Appel des Profondeurs attirera autant de public qu'il le mérite ! Si vous recherchez de l'émotion, de la sincérité, et pas du metal clinquant qui fait tout pour impressionner, ne ratez pas "Call of the Depths" de Lands of Past.

 

Metal impact

Après une démo 3 titres sorti en 2005, les Français de LANDS OF PAST nous reviennent avec un premier album.

Le groupe nous plonge dans l’ambiance dès les premières notes de « Lunalys » : eau qui coule, gazouillis d’oiseaux, guitares aux accents acoustiques, claviers, violoncelle… Les gros durs qui ne jurent que par le Thrash et la bière n’ont définitivement pas leur place ici. Un rythme épique finit par souffler sur ce décor bucolique et autant dire que si ce Call Of The Depths est de même qualité que sa seule ouverture, cela n’augure que du bon. D’autres titres, comme « Fallen Pledge » ou encore « Sacrifice », partagent ce même univers, proche parfois d’un RHAPSODY OF FIRE, avec des arrangements symphoniques, certes moins grandioses que pour les Italiens, mais sans pour autant sonner trop synthétiques. Toutefois, plutôt que de pousser dans cette voie, le reste des compos propose une musique plus marquée Gothique avec un chant féminin assuré par Asphodel, qui n’a pas à rougir de la comparaison avec des sommités du genre. Viennent alors se greffer aux différents morceaux des sonorités plus modernes, avec des samples Electro discrets mais récurrents (abusifs ?). Call Of The Depths se rapproche alors plus volontiers d’un Fairy Tales From Hell's Caves (MANDRAGORA SCREAM) que d’un quelconque Symphony Of Enchanted Lands.

L’alliance entre les deux styles ne se révèle malheureusement pas toujours du meilleur effet. Ainsi, le combo bénéficie sur cet album de l’apport non négligeable d’un violoncelle, mais son utilisation, intempestive, tend à manquer de discernement, de maturité, et comme dit l’adage « le mieux est parfois l’ennemi du bien ». Le talent de composition d’Olivier Jablonski est pourtant bien réel : les intros de « Old Times » et « Fallen Pledge » parlent d’elles-mêmes, avec des mélodies mises au service des émotions, dont en premier lieu la mélancolie, les solos sont inspirés, mais l’auditeur finit par avoir l’impression que la même formule se répète d’un titre sur l’autre. Le style est ambitieux, musiciens et chanteuse talentueux mais il manque encore ce petit plus que donne l’expérience pour construire un album qui se tienne d’un bout à l’autre. Rien de bien grave en somme.

DERNIER ALBUM

Neverending Story

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